Assurances des salariés
Etablir la protection de vos collaborateurs !
Un bon climat social passe par une bonne protection des salariés, souvent différente du modèle français :
- Retraite : cotisation obligatoire à la Deutsche Rentenversicherung
- Santé : assurance maladie obligatoire (publique ou privée)
- Prévoyance accident : via la Berufsgenossenschaft
- Complémentaires : retraite d’entreprise (Betriebliche Altersvorsorge), assurance invalidité, indemnisation longue maladie
Ces protections sont en partie obligatoires (doivent donc être mise en place dès le début) et en partie facultatives (peuvent être mise en place au fil du temps mais permettent aussi de renforcer l’attractivité de l’entreprise pour le recrutement et l'accompagnement de sa croissance à venir en Allemagne).
Deux possibilités s'offrent à vous : vous pouvez chercher les solutions adéquates seul sur internet ou souscrire via notre cabinet. Nos sociétés partenaires nous rémunèrent directement, sans surcoût pour vous.
Retraite (Deutsche Rentenversicherung)
En Allemagne, tout employé doit cotiser à la Deutsche Rentenversicherung, qui fonctionne sur le principe de la répartition (similaire au système français). L’employeur verse 50 % de la cotisation, l’autre moitié étant prélevée sur le salaire brut du salarié. Ce régime assure une pension de base calculée en fonction des années de cotisation et du salaire.
A savoir :
- Les cotisations sont de 18,6% du salaire brut, financées paritairement par l’employeur et le salarié. L’assiette de cotisations est de 96.600 € en 2025.
- Un salarié aura besoin d’un numéro de sécurité sociale allemand. A défaut, ce sera à vous de le demander pour lui auprès de la caisse de retraite.
- Un salarié ayant travaillé 20 ans en Allemagne bénéficie de points de retraite proportionnels à son revenu et à ses années cotisées. En cas de départ à la retraite, la pension mensuelle est directement versée par la caisse de retraite allemande.
Santé et dépendance (Kranken- und Pflegeversicherung)
L’assurance maladie est obligatoire pour tous les salariés. Ils peuvent être affiliés soit à une caisse publique parmi 94 (Gesetzliche Krankenversicherung), soit à une assurance privée (Private Krankenversicherung), selon leur revenu et leur statut.
A savoir :
- La cotisation d’assurance publique dépend de la caisse maladie choisie (en moyenne 18% du brut au total). L’employeur contribue à la moitié de la cotisation.
- L’employeur contribue aussi à la moitié de l’assurance privée.
- Les salariés gagnant plus d’une certaine limite (73.800 € en 2025) peuvent s’assurer privé, en Allemagne comme en France.
Prévoyance accident (Berufsgenossenschaft), arrêts maladie et maternité
Tous les employeurs doivent s’affilier à une Berufsgenossenschaft, qui couvre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Cette protection inclut les frais médicaux, les indemnités journalières, et les pensions d’invalidité en cas de séquelle grave.
Les employeurs cotisent aussi à une caisse d’assurance maladie pour prévenir le risque d’arrêt-maladie et de maternité.
A savoir :
- La cotisation aux caisses d’accident du travail dépend de la branche.
- L’employeur doit couvrir le salarié de l’employé pendant une durée de 6 semaines. Il se réassure via une cotisation obligatoire (Umlage U1) pour couvrir entre 50 et 80% du salaire. Elle coûte environ 1 à 2% de la masse salariale
- Une salariée enceinte bénéficie de congés maternité de 14 semaines, avec 100% du salaire pris en charge. 13 € par jour calendaire sont payés par sa caisse maladie, le reste par l’employeur. Une cotisation obligatoire (U2) de environ 0,2-0,25% couvre l’employeur.
Complémentaires (Betriebliche Altersvorsorge, invalidité, longue maladie, santé)
En plus des couvertures obligatoires, l’employeur peut mettre en place une retraite d’entreprise (Betriebliche Altersvorsorge) pour améliorer la pension future des salariés. Une assurance invalidité ou longue maladie permet de maintenir un revenu si le salarié ne peut plus travailler sur une longue durée. Ces dispositifs, souvent cofinancés par l’entreprise, renforcent la fidélisation et l’attractivité de l’employeur.
A savoir :
- L’employeur est obligé d’abonder à un contrat de retraite d’entreprise proposé par un salarié, sauf à disposer pour l’entreprise d’un contrat cadre.
- Les cotisations aux contrats de retraite et de prévoyance d’entreprise ne sont ni soumises aux cotisations sociales ni à l’impôt.
- Les contrats cadre de mutuelle d’entreprise permettent des cotisations plus faibles que les contrats privés, et d’assurer aussi des salariés âgés et sans questionnaires de santé.
Protéger vos collaborateurs, c’est aussi protéger la croissance et la réputation de votre entreprise. Contactez-nous pour un audit social et assurantiel afin de mettre en place une couverture optimale, adaptée aux exigences allemandes et à vos ambitions.
Florian Chiron & Associés Business
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